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Attentat de Trappes : l'extrême droite tue

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Attentat de Trappes : l'extrême droite tue


Le 23 octobre dernier, à Trappes et à La Verrière (78), le terroriste Kevin T. tue Pengo Bossio Wangi. Il blesse gravement quatre personnes, et plus légèrement trois autres. Selon les informations du Monde, il aurait ciblé « les noirs et les arabes », pour « venger » les commerçants pillés le 17 octobre. En une vingtaine de minutes, il sème la terreur dans les deux villes. Il tire 128 balles à huit endroits différents. 


Dans ce nouvel épisode de FACTS, StreetPress retrace, étape par étape, le parcours du terroriste raciste : du quartier de La Plaine de Neauphle à Trappes, jusqu’à la ville de Coignières où le tireur a été arrêté. 


📹 Une enquête vidéo de Thomas Porlon, Matthieu Bidan, Samuel Alerte, à voir ici. 


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« Pas de justice, pas de paix », ont scandés plusieurs centaines de personnes rassemblées ce lundi 26 octobre devant la Bourse du travail, à Paris, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi. Initialement prévue sur la place de la République, la manifestation avait été interdite par la préfecture.

Dans d'autres villes de France, des rassemblements étaient organisés en réaction à l'attentat raciste. 


📷 Reportage photo de Laura Hue à voir ici. 


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Comparée à Kaboul sur RMC, taxée de « territoire qui n'est plus français » par Éric Zemmour, ou encore désignée par Jordan Bardella comme la « capitale européenne du djihad »,... : Au fil des années, Trappes n’est plus seulement présentée comme une ville dangereuse, mais comme un bastion de l’islamisme sur les plateaux télé.


« C’est aussi sur ces plateaux que se fabrique le discours idéologique qui permet à des personnes d’organiser leurs attentats », affirmait le maire de Trappes, Ali Rabeh, sur BFMTV ce vendredi 23 octobre, quelques heures après l’attentat raciste qui a eu lieu dans sa ville.


Les Trappistes pointent aussi du doigt la responsabilité des médias et politiques qui depuis plus de dix ans ont ciblé leur ville. Pour Yannick, 56 ans, c’est à force d’entendre ces discours de haine que Trappes a été visée : « C’est le résultat de toutes ces années où les médias ont fait monter la haine envers les arabes, musulmans et étrangers ».


« Même quand on est victimes et qu'on le paye au prix du sang en perdant quelqu'un, les médias se déchaînent et nous désignent coupables », déplore aussi Naïla, fondatrice de l'association les Mamans du cœur à Trappes.

👉 Un article de Lisa Noyal à lire ici.

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