***Potentiel-SPAM*** Discrétos
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| Salut tout le monde ! |
| Cette semaine, il y en a pour tous les goûts : pendant que certains quittent OpenAI en alertant sur de graves problèmes de sécurité, d’autres en profitent pour lever des centaines de millions de dollars, comme la start-up derrière Jev, une IA qui ne produit pas de texte mais des probabilités directement utilisables par d’autres logiciels. Et pendant ce temps, des chercheurs de Berkeley proposent carrément une pause de dix ans (!) dans l’entraînement des IA les plus puissantes… En attendant que ça arrive vraiment (on a beau espérer, on n’est pas sûrs quand même), voici notre récap des news incontournables de la semaine… Allez, c’est parti ! |
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| 1/ Vous connaissez le triangle des Bermudes du talent ? C'est l'idée qu'après avoir fait les meilleures études, les gens les plus brillants de leur génération finissent dans des cabinets de conseil, grassement payés certes, mais à faire des choses absolument inutiles (des slides et encore des slides – et désormais des slides faites à l'IA), pendant que le reste de la société va à vau-l'eau. Cette réflexion fonctionne aussi pour nos copains milliardaires. Prenez Sergey Brin, cofondateur de Google, l'un des cerveaux à l'origine d'une des plus grandes révolutions technologiques de ces cinquante dernières années. À quoi consacre-t-il aujourd'hui une partie de son temps ? À se battre contre les impôts, pardi ! D'après Fortune, le milliardaire a versé 102 millions de dollars à une organisation qui combat notamment la wealth tax, un projet d'impôt exceptionnel sur les grandes fortunes soumis au vote des Californiens en novembre. Le principe ? Prélever une seule fois 5% de leur patrimoine, afin de financer (principalement) les services de santé de l'État. Pour Sergey, dont la fortune est actuellement estimée à 277 milliards de dollars, la facture pourrait atteindre… près de 14 milliards. Bon, c'est sûr que c'est plus que ce que vous avez l'habitude d'inscrire sur votre déclaration de revenus, mais ça lui laisserait quand même 263 milliards et des poussières… Tiens bon, Sergey ! Évidemment, toutes les occasions sont bonnes pour raconter n'importe quoi : Brin a comparé cette taxe au régime communiste qu'il a fui étant enfant (rappelant à notre bon souvenir les punchlines de Bernard Arnault). Si Thiel et Schmidt sont également mobilisés contre cette taxe, il semblerait pourtant que les milliardaires californiens ne paient chaque année en impôt sur le revenu à l'État de Californie que l'équivalent de… 0,2% de leur patrimoine. Sérieusement, vous n’avez pas mieux à faire, les gars ? |
| 2/ Sale temps pour les « smart glasses » ! Après un été marqué par un début de hype suivie d’un retour de flamme quasi-immédiat, les fameuses lunettes connectées de Meta, qui permettent de filmer discrétos tout ce qui se passe autour de soi, pourraient bientôt être interdites dans une bonne partie des lieux publics en Norvège ! Le gouvernement norvégien vient en effet d’annoncer son intention de bannir temporairement ces lunettes dans les écoles, les parcs, les plages, les centres commerciaux ou encore les salles de sport, le temps de réfléchir à une réglementation permanente. Un sacré camouflet pour Meta, qui a pourtant mis le paquet pour imposer ses lunettes comme LE nouvel accessoire de mode indispensable. D’ailleurs, les chiffres de vente sont bien au rendez-vous, avec plus de 7 millions de paires de « smart glasses » écoulées en 2025 (toutes marques confondues – selon le géant EssilorLuxottica). Un succès qui n’empêche pas les restrictions de se multiplier : les lunettes connectées sont déjà interdites dans les tribunaux britanniques et new-yorkais, tandis que l’Australie envisage de les bannir de ses administrations et que l’UE s’interroge sur leur « acceptabilité sociale ». En France, ce n’est guère plus rassurant : le parquet de Paris a ouvert plusieurs enquêtes, notamment pour des femmes filmées à leur insu dans la rue ou le métro, et il y a même le cas d'un médecin portant les « pervert glasses » en pleine consultation (caméra éteinte, certes, mais quand même). Bon alors Mark, on en dit quoi ? Pas grand-chose, apparemment : lors du dernier Meta Connect, Zuck a surtout annoncé toujours plus de lunettes et plus d’IA ! |
| 3/ Et si votre IA générative favorite devenait votre nouveau… conseiller électoral ? Après lui avoir confié vos mails, vos devoirs et vos problèmes de cœur, pourquoi ne pas lui demander pour qui voter ? Aux États-Unis, à l'approche des élections de mi-mandat début novembre, des Américains utilisent les chatbots pour préparer leur bulletin de vote. C'est notamment le cas d'Adam Johnson, un électeur de Virginie-Occidentale qui a passé plusieurs heures à discuter politique avec ChatGPT. Au programme : comparaison des candidats, décryptage de leurs positions et discussions sur ses propres convictions. D'autres utilisent Gemini pour établir des tableaux comparatifs ou Claude pour créer des outils d'information électorale. Et sur le papier, pourquoi pas ? Surtout pour les élections locales, de moins en moins couvertes par une presse américaine en difficulté. Sauf que les chatbots ont un petit défaut : ils ont une fâcheuse tendance à nous donner raison. Ça porte même un nom : la sycophancie, un phénomène (qui ne date pas d’hier) qui a été documenté scientifiquement et reconnu par OpenAI, qui pousse les IA à flatter leurs utilisateurs, à valider leurs opinions et à éviter de les contredire, même quand elles devraient le faire. Autrement dit, à moins de demander explicitement à votre conseiller virtuel de vous challenger (et encore), vous risquez de ressortir de la conversation encore plus convaincu d'avoir raison, sans avoir forcément appris grand-chose. Ajoutez à ça des réponses parfois incomplètes ou incohérentes (une étude portant sur près de 4 000 réponses d’IA à des questions électorales a montré que la présentation des candidats pouvait sensiblement varier d’un chatbot à l’autre), et vous obtenez un cocktail potentiellement dangereux. Ce qui, à une époque où chacun a l'impression d'être dans le camp du bien, peut devenir un tout petit peu problématique. |
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Souriez, vous êtes remplacés ! |
| Après les illustrateurs, les traducteurs et les photographes professionnels, voilà que l’IA s'attaque à un nouveau monument de notre enfance : la photo de classe. Aux États-Unis, des parents ont trouvé une astuce sympathique pour économiser quelques dizaines de dollars : plutôt que de payer le photographe scolaire, ils prennent eux-mêmes leur progéniture en photo et demandent à ChatGPT de leur fabriquer un portrait digne du trombinoscope de fin d'année, avec le traditionnel fond dégradé bleu-gris. |
| Et il y a encore plus malin (ou plus filou, c'est selon) : d'autres utilisent carrément l'IA pour effacer les filigranes des photos prises par les photographes scolaires, histoire de récupérer gratuitement des clichés qu'ils étaient censés acheter – une pratique qui inquiète les pros et qui peut aussi constituer une violation du droit d'auteur. Mais cette petite révolution soulève une autre question : que deviennent les images de nos marmots lorsqu'on les confie aux géants de la tech, et comment seront-elles ensuite utilisées ? Sans compter que certains racontent que l'IA modifie parfois les traits des visages, même quand on lui demande de ne pas y toucher. À ce rythme, on va bientôt pouvoir générer les photos de classe sans photographe, sans école… et pourquoi pas sans enfants ? |
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Votre retraite est loin ? Vos impôts, beaucoup moins. |
| On pense souvent au PER comme à de l’argent qu’on met de côté pour dans 20 ou 30 ans. Mais il peut aussi avoir un intérêt beaucoup plus immédiat : les versements peuvent être déduits de votre revenu imposable, sous certaines conditions et dans certaines limites. |
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| Bonus : 6 000 milliards pour Nvidia ? – C’est ce qu’on appelle un retour en grâce – Et c’est ce qu’on appelle un bad buzz – Si si, il s’agit bien de Susan Dell, pas d’une extraterrestre – Jordan, les réseaux sociaux n'oublient pas – L’auteur Thélyson Orélien n'est pas le seul à s'être fait virer d'un concours – Déjà la fin des cage fights homme vs machine ? – Finalement, écouter un album en CD, c'est pas si mal – Paul Rudd a raison ! – McDo accusé de gonfler les prix grâce à l’IA – Après Booking, même les photos sur Airbnb deviennent suspectes – L'investisseur de The Big Short rêve d'un krach de l'IA – Bientôt des tatouages qu'on pourra allumer et éteindre ? – De l'eau salée pour refroidir les data centers ? – Pendant ce temps, Netflix a prévu de licencier – ICE fiche des manifestants dans une base développée par Palantir – Vivement les robots champions du recyclage – Il découvre un livre sur Amazon… entièrement sur lui – La peine de mort bientôt en livestream ? – Et pour finir, vous avez tout intérêt à être sympa avec votre IA – Allez, bisous ! |
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